Une espèce faunique exotique envahissante
On a surtout tendance à penser aux plantes lorsqu’on parle d’espèces exotiques envahissantes (EEE), surtout lorsqu’il est question des milieux aquatiques. Cependant, il existe plusieurs EEE fauniques, comme la moule zébrée, la tanche et… la vivipare chinoise.
La vivipare chinoise :un gros escargot pour nos plans d’eau

La vivipare chinoise est un escargot d’eau douce pouvant atteindre 7 cm de long. Elle peut être présente en très grand nombre, de la rive jusqu’à plusieurs mètres de profondeur. Reconnaissable à sa coquille plutôt pointue, elle peut représenter un risque de blessure pour les personnes qui fréquentent le lac. D’un point de vue écologique, la vivipare exerce une forte compétition sur les espèces indigènes, et peut contribuer à déséquilibrer les écosystèmes aquatiques. Sans en être la cause principale, sa présence en forte densité peut accélérer le processus d’eutrophisation des lacs.
Au sein de la ZGIE du Nord, la vivipare chinoise a été détectée dans plusieurs plans d’eau, dont la rivière du Nord. On la retrouve à plusieurs endroits sur le territoire, souvent dans de petits groupes de lacs rapprochés. C’est notamment le cas dans la MRC d’Argenteuil ainsi que dans la Municipalité de Sainte-Anne-des-Lacs.

L’OBV L’Assomption a produit un dépliant sur la vivipare chinoise. Consultez-le pour en apprendre davantage.
Mieux vaut prévenir que guérir
Selon le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), lorsque la vivipare est observée dans un lac en grand nombre, c’est généralement signe que l’espèce est bien établie dans le plan d’eau, et que des efforts d’éradication de l’espèce ont peu de chance de succès. Les solutions préconisées passent alors par la sensibilisation des usagers (ex. concernant le lavage des embarcations) et la restauration des habitats aquatiques et des bandes riveraines.
Cependant, le retrait d’individus peut encore être autorisé lorsque de fortes densités sont détectées sur de petites superficies à grande valeur anthropique. On parle, par exemple, de plages prisées pour les activités nautiques, ou encore de sites de prise d’eau potable.
Un cas concret de récolte de vivipare en 2026
À Sainte-Anne-des-Lacs, on retrouve la vivipare dans les lacs Guindon et Marois. En 2026, au lac Marois, elle semble avoir atteint un seuil justifiant une intervention ciblée de gestion de la population. Ainsi, la Municipalité, en partenariat avec l’OBV rivière du Nord, organise une corvée citoyenne de récolte de vivipares chinoises. L’objectif de cette corvée n’est pas d’éradiquer l’espèce du lac, mais bien de contrôler sa population dans un secteur précis pour minimiser les effets néfastes de sa présence sur les écosystèmes et les activités récréatives.
Quand: le samedi 22 août (reporté au 29 août en cas de mauvais temps) de 9h à 12h, avec possibilité de poursuivre jusqu’à 16h pour les plus motivé.e.s.
Où: Point de rencontre à l’Hôtel de ville de la Municipalité de Sainte-Anne-des-Lacs (773, chemin de Sainte-Anne-des-Lacs)
Un repas, du café et des collations seront offerts gratuitement aux bénévoles.
Pour toute question ou demande d’information, veuillez contacter Eric Guerra-Grenier, chargé de projets en restauration des milieux humides et hydriques à l’OBV rivière du Nord, par courriel au [email protected] ou par téléphone au 450 432-8490, p103.








