Sur le bassin versant de la rivière du Nord, l’érosion des berges est particulièrement préoccupante dans les zones urbanisées et agricoles, ainsi que là où les cours d’eau ont été redressés ou artificialisés. Les bandes riveraines fragilisées et le ruissellement accru accélèrent la perte de sols et le transport de sédiments vers les cours d’eau.
Les activités humaines, comme la navigation motorisée, l’aménagement récréatif ou la circulation sur les rives, aggravent également l’usure des berges. Ces facteurs combinés ont un impact direct sur la qualité de l’eau, les habitats fauniques, les infrastructures et la valeur des propriétés riveraines.
Érosion des berges
Les données issues de la plateforme iEAU révèlent une dégradation progressive de la qualité de l’eau du nord vers le sud du bassin versant de la rivière du Nord. Depuis 2016, les stations de suivi montrent une diminution de l’indice de qualité bactériologique et physicochimique (IQBP), traduisant une augmentation des concentrations en coliformes fécaux, phosphore et azote.
Les lacs du territoire sont également touchés : la turbidité accrue, la présence de cyanobactéries et l’enrichissement en nutriments témoignent d’un vieillissement accéléré des écosystèmes aquatiques (eutrophisation).
Localisation sur le territoire
Certaines zones du bassin versant sont plus vulnérables à l’érosion et aux mouvements de sol. Dans la MRC d’Argenteuil, les secteurs situés autour du ruisseau des Vases et de la rivière de l’Ouest, à Brownsburg-Chatham, sont particulièrement touchés. On observe aussi des points sensibles le long de la rivière du Nord, notamment à Lachute, Saint-André-d’Argenteuil et dans les zones où la pente des rives est plus abrupte ou à la confluence de certains tributaires.
Plus au nord, dans le Plateau laurentien, les talus à forte pente et les zones boisées sont naturellement sujets à l’érosion, un phénomène accentué par les activités humaines et les variations du débit des cours d’eau.
Consultez le portrait interactif et naviguez dans l’onglet Caractéristiques physiques et, dans la couche Hydrographie, sélectionnez Événements de glissement de terrain et d’érosion pour visualiser les zones répertoriées par cette problématique.
Causes principales
L’érosion des berges est un phénomène naturel, amplifié par certains usages humains. Sur le territoire de la ZGIE, elle résulte principalement de:
Facteurs humains
Facteurs naturels
Conséquences
L’érosion des berges a des répercussions sur l’environnement, la société et l’économie:
Problématiques priorisées
L’érosion des berges fait partie des six problématiques prioritaires identifiées dans le Plan directeur de l’eau 2024‑2034. Pour en savoir plus, consultez les fiches diagnostiques. Celles-ci présentent le portrait et le diagnostic des enjeux liés aux ressources en eau sur notre territoire.
Des actions concrètes pour limiter l’érosion des berges
Plusieurs projets menés sur le territoire visent spécifiquement stabiliser les rives, protéger les habitats riverains et réduire l’impact des crues sur les berges. Ces projets sont réalisés en collaboration et concertation avec les acteurs de l’eau.








