Mieux connaître les étangs vernaux pour mieux les prendre en compte dans l’aménagement du territoire
Les étangs vernaux sont de petits plans d’eau temporaires qui se forment principalement au printemps grâce à la fonte des neiges et aux précipitations, puis s’assèchent naturellement au cours de l’été. Malgré leur importance pour plusieurs espèces d’amphibiens et d’invertébrés, ces milieux demeurent encore peu connus et n’apparaissent pas sur les outils cartographiques conventionnels.

«Depuis de nombreuses années, le Québec dispose d’une cartographie remarquable des milieux humides, une donnée géomatique essentielle pour toute planification territoriale. Malheureusement, les étangs vernaux n’étant pas systématiquement reconnus légalement comme milieux humides, et étant plus difficiles à détecter, leur répartition spatiale restait un mystère… jusqu’à tout récemment. Ce projet a permis de cartographier la distribution potentielle de ce type d’habitat, essentiel pour de nombreuses espèces sensibles de notre territoire», mentionne Eric Guerra-Grenier, chargé de projets en restauration de milieux humides et hydriques.
Pourquoi ne figurent-ils pas sur les cartes de milieux humides actuelles?
Contrairement aux marais, marécages et tourbières, les étangs vernaux ne présentent pas nécessairement de sols humides ou de végétation typique des milieux humides. Ce faisant, ils se trouvent dans une sorte de flou légal, et n’ont historiquement pas bénéficié de la même attention que les autres types de milieux humides. De plus, leur petite taille fait en sorte qu’ils sont difficiles à détecter avec les méthodes de cartographie par photo-interprétation.
Un habitat faunique à forte valeur écologique
L’absence de poissons dans ces plans d’eau temporaires en fait des habitats particulièrement favorables à la reproduction de plusieurs espèces forestières, notamment:
- la grenouille des bois;
- la salamandre maculée;
- la salamandre à points bleus;
- la crevette fée.
Les œufs et les larves peuvent ainsi se développer dans un environnement où la présence de prédateurs aquatiques est limitée. Sans les étangs vernaux, c’est tout un pan de notre biodiversité forestière qui disparaitrait.
Projet de cartographie des étangs vernaux potentiels
De la ZGIE du Nord et de la MRC des Pays-d’en-Haut
Puisque ces milieux sont difficiles à détecter et que leur répartition demeure mal connue, l’OBV rivière du Nord, en collaboration avec le Centre d’enseignement et de recherche en foresterie (CERFO) et la MRC des Pays-d’en-Haut, a mené un projet pour mieux connaître les étangs vernaux potentiels du territoire et rendre les résultats accessibles aux acteurs concernés. Cette cartographie vient compléter les données existantes sur les milieux humides et hydriques du territoire.
Consultez la cartographie interactive ou téléchargez gratuitement les données brutes produites dans le cadre du projet.
À qui s’adresse la cartographie?
Le projet en quatre étapes
Questions fréquentes sur les étangs vernaux
Partenaires financiers
Ce projet est rendu possible grâce au financement octroyé via le programme Conservation de la biodiversité en milieu forestier de la Fondation pour la biodiversité et la faune du Québec. Merci également à la MRC des Pays-d’en-Haut, qui a décidé de financer l’élargissement de la zone cartographiée pour couvrir les portions de son territoire à l’extérieur du bassin versant de la rivière du Nord.

Partenaires mobilisés pour mener conjointement le projet
La production de la cartographie, ainsi que la démarche de transfert de connaissances subséquente, n’auraient pas été possible sans la participation de nombreux acteurs du territoire:














