Qu’est-ce que la châtaigne d’eau?
La châtaigne d’eau est une plante aquatique exotique envahissante originaire d’Eurasie. Introduite au Québec à la fin des années 1990, elle est présente dans le bassin versant de la rivière des Outaouais depuis plusieurs années.
Elle est reconnaissable à ses rosettes flottantes composées de feuilles triangulaires dentelées. À la fin de l’été, elle produit un fruit noir muni de quatre pointes rigides.
Lorsqu’elle s’établit dans un plan d’eau, elle se reproduit rapidement et peut former de vastes tapis flottants qui nuisent aux écosystèmes aquatiques en remplaçant progressivement la végétation indigène.
Pourquoi est-ce un problème?
La châtaigne d’eau peut avoir des impacts importants sur les milieux aquatiques. En colonisant rapidement les plans d’eau, elle peut notamment :
- former d’épais tapis flottants à la surface de l’eau;
- réduire la lumière disponible pour les plantes aquatiques;
- diminuer l’oxygène dans l’eau;
- perturber les habitats de nombreuses espèces;
- réduire la biodiversité;
- compliquer la navigation, la pêche et la baignade.
Depuis 2023, l’OBV rivière du Nord réalise des campagnes annuelles de détection de la châtaigne d’eau dans la zone de gestion intégrée de l’eau (ZGIE) du Nord à la demande du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
Ce projet s’inscrit dans une démarche concertée de lutte contre cette espèce envahissante, menée avec plusieurs OBV du bassin versant de la rivière des Outaouais.
Nos objectifs
État de la situation
Au cours des années précédentes, chaque plant de châtaignes d’eau détecté par l’OBV rivière du Nord et ses partenaires a été arraché avant que les fruits ne tombent au fond de l’eau.
Ces interventions ont contribué à retirer une centaine de plants, limitant ainsi la prolifération de l’espèce, mais un suivi à long terme demeure nécessaire pour assurer l’efficacité de ces actions.
En 2025, la campagne de détection a été élargie grâce aux signalements recueillis sur la plateforme Sentinelle. Elle a permis d’identifier plusieurs secteurs déjà fortement colonisés, notamment dans l’aval de la rivière du Nord et certains de ses tributaires, sur les territoires de Brownsburg-Chatham et de Saint-André-d’Argenteuil.
Ces découvertes démontrent qu’une intervention rapide demeure essentielle afin de limiter l’expansion de cette plante envahissante. Les activités de détection, de suivi et d’arrachage se poursuivront au cours des prochaines années afin de contenir la progression de cette espèce envahissante.
Comment contribuer à limiter la propagation de la châtaigne d’eau
Foire aux questions (FAQ)
Ressources
Pour en apprendre davantage ou consulter les outils produits dans le cadre du projet, explorez les ressources suivantes:
Ce projet est rendu possible grâce à la contribution financière du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.



