Corvée citoyenne d’arrachage de la châtaigne d’eau

La châtaigne d’eau est une plante aquatique exotique envahissante qui menace la biodiversité et les usages de nos plans d’eau. Participez à une corvée d’arrachage encadrée et apprenez à reconnaître cette espèce tout en contribuant concrètement à limiter sa propagation.

Date: Dimanche 2 août, 13h30 à 16h30
En cas de météo défavorable, l’événement sera reporté au dimanche 9 août (13h30 à 16h30)

Lieu: Camp des Iles, 2521 rue du Pont, Saint-André-d’Argenteuil

Nous pouvons accueillir jusqu’à 10 bénévoles à bord de nos embarcations. Les personnes possédant leur propre embarcation (kayak, canot ou planche à pagaie) sont également les bienvenues.

Merci aux partenaires de cette initiative

Ce projet est réalisé dans le cadre du Programme pour la lutte contre les plantes exotiques envahissantes de la Fondation pour la biodiversité et la faune du Québec, avec le soutien financier du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).

Nous remercions également l’ensemble des partenaires collaborateurs ayant contribué à la réalisation de ce projet.

Qu’est-ce que la châtaigne d’eau?

La châtaigne d’eau est une plante aquatique exotique envahissante originaire d’Eurasie. Introduite au Québec à la fin des années 1990, elle est présente dans le bassin versant de la rivière des Outaouais depuis plusieurs années.

Elle est reconnaissable à ses rosettes flottantes composées de feuilles triangulaires dentelées. À la fin de l’été, elle produit un fruit noir muni de quatre pointes rigides.

Lorsqu’elle s’établit dans un plan d’eau, elle se reproduit rapidement et peut former de vastes tapis flottants qui nuisent aux écosystèmes aquatiques en remplaçant progressivement la végétation indigène.

Pourquoi est-ce un problème?

La châtaigne d’eau peut avoir des impacts importants sur les milieux aquatiques. En colonisant rapidement les plans d’eau, elle peut notamment :

  • former d’épais tapis flottants à la surface de l’eau;
  • réduire la lumière disponible pour les plantes aquatiques;
  • diminuer l’oxygène dans l’eau;
  • perturber les habitats de nombreuses espèces;
  • réduire la biodiversité;
  • compliquer la navigation, la pêche et la baignade.

Depuis 2023, l’OBV rivière du Nord réalise des campagnes annuelles de détection de la châtaigne d’eau dans la zone de gestion intégrée de l’eau (ZGIE) du Nord à la demande du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

Ce projet s’inscrit dans une démarche concertée de lutte contre cette espèce envahissante, menée avec plusieurs OBV du bassin versant de la rivière des Outaouais.

Nos objectifs

  • Effectuer une campagne de détection annuelle de la châtaigne d’eau dans ses habitats potentiels de la ZGIE du Nord

  • Procéder à l’arrachage des colonies détectées au mieux des capacités de l’organisme

État de la situation

Au cours des années précédentes, chaque plant de châtaignes d’eau détecté par l’OBV rivière du Nord et ses partenaires a été arraché avant que les fruits ne tombent au fond de l’eau.

Ces interventions ont contribué à retirer une centaine de plants, limitant ainsi la prolifération de l’espèce, mais un suivi à long terme demeure nécessaire pour assurer l’efficacité de ces actions.

En 2025, la campagne de détection a été élargie grâce aux signalements recueillis sur la plateforme Sentinelle. Elle a permis d’identifier plusieurs secteurs déjà fortement colonisés, notamment dans l’aval de la rivière du Nord et certains de ses tributaires, sur les territoires de Brownsburg-Chatham et de Saint-André-d’Argenteuil.

Ces découvertes démontrent qu’une intervention rapide demeure essentielle afin de limiter l’expansion de cette plante envahissante. Les activités de détection, de suivi et d’arrachage se poursuivront au cours des prochaines années afin de contenir la progression de cette espèce envahissante.

Comment contribuer à limiter la propagation de la châtaigne d’eau

Foire aux questions (FAQ)

Elle est reconnaissable à ses rosettes flottantes composées de feuilles triangulaires dentelées. À la fin de l’été, elle produit un fruit noir muni de quatre pointes rigides très caractéristiques.

La plante n’est pas toxique. Toutefois, ses fruits possèdent quatre pointes très rigides pouvant causer des blessures lorsqu’on marche dessus ou qu’on les manipule sans gants.

Prenez une photo, notez l’emplacement si possible et signalez votre observation sur VigieNord ou Sentinelle. Évitez de déplacer la plante sans connaître les bonnes pratiques.

Non. Les activités d’arrachage de la châtaigne d’eau sont réalisées dans le cadre d’un certificat d’autorisation délivré par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Pour cette raison, les citoyens ne doivent pas entreprendre eux-mêmes des travaux d’arrachage.

Si vous observez de la châtaigne d’eau, prenez une photo, notez l’emplacement et signalez votre observation sur VigieNord ou Sentinelle. Vous pouvez également participer à une corvée d’arrachage organisée par l’OBV rivière du Nord, où les interventions sont réalisées conformément aux autorisations en vigueur.

Les graines de la châtaigne d’eau peuvent demeurer viables plusieurs années dans les sédiments. Les corvées permettent de retirer les plants avant qu’ils produisent de nouvelles graines, ce qui contribue progressivement à réduire les populations présentes et à limiter leur propagation.

À la fin de l’été, les fruits tombent au fond de l’eau où ils peuvent demeurer viables pendant plusieurs années. En retirant les plants avant cette étape, on limite la production de nouvelles graines.

Oui. Les corvées sont ouvertes à tous. Une courte formation et les consignes de sécurité sont données au début de chaque activité.

Ressources

Pour en apprendre davantage ou consulter les outils produits dans le cadre du projet, explorez les ressources suivantes:

Ce projet est rendu possible grâce à la contribution financière du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

Ce projet s’inscrit dans une démarche concertée de lutte contre la châtaigne d’eau, menée à l’échelle du bassin versant de la rivière des Outaouais en collaboration avec plusieurs organismes de bassin versant, dont le COBALI, le COVABAR, l’OBV RPNS et le COBAMIL.